10 avr. 2018

Pourquoi le curcuma n'a pas forcément à gagner d'être un complément alimentaire 2.0

Le curcuma est une plante pérenne, éponyme de l’épice extraite de son rhizome, dont on retrouve aussi une pérennité manifeste dans la culture de nombreux pays comme l’Inde et la Chine. La première documentation de l'usage du curcuma remonterait à 4000 ans, un usage culturel large dont médicinal et alimentaire. De nombreuses médecines traditionnelles ont ainsi fait un usage empirique du curcuma. Plus récemment, le curcuma a vu sa popularité grandir dans le monde occidental, et dans le même temps son identité s’est effacée au profit d’un de ses constituants : la curcumine. Après des travaux scientifiques prometteurs et d'inévitables allégations miracles, la curcumine et plus largement le curcuma ont été brutalement décrédibilisés par l’industrie du complément alimentaire et leurs influenceurs. Inutile d'en espérer des bénéfices, le curcuma ne « marcherait pas » et serait « totalement inefficace » (sic). La curcumine serait trop instable, trop peu absorbée, trop rapidement dégradée ou métabolisée. Au lieu d'utiliser votre pot de curcuma définitivement has-been, on vous recommande de vous procurer des curcumines révolutionnaires : des formes phospholipidiques, liposomales, nanoencapsulées ou liées à des galactomannanes. Est-ce que l'homme vient de réinventer l'épice du soleil ? Est-ce que ces propos tranchés n’offrent pas une vision biaisée de la réalité ?


Le curcuma est plus que de la curcumine


Comme l’on a pu réduire la carotte à son bêta-carotène, la tomate à son lycopène, le raisin à son resvératrol, on a réduit le curcuma à une seule molécule. Le cheminement de l’approche réductionniste est typique. On a d’abord identifié une molécule d’intérêt, la curcumine, représentant en moyenne 3% de la poudre de curcuma. Pourquoi celle-ci parmi les 1982 molécules pouvant être isolées du curcuma ?

alpha-curcumene, terpinene, turmerin, elemene, turmerone, curcumol, curcumenol, 17alpha-ethynylestradiol, curzerenone C, bisabolatriene, acide hexadecanoïque, bisacurone, cyclocurcumin, calebin A, beta-caryophyllene, curdione, 1,8-Cineole, zingiberene, zingibérol, xanthorrhizol, eugenol, alpha-phellandrene, linalool, 1-Isopropyl-4-methylbenzene, beta-curcumene, beta-pinene, phytosterol, germacrone salicylates, beta-sitosterol, trans-p-Methoxycinnamic acid, etc.
Source : FooDB

Déjà, car de toutes celles qui donnent cette fameuse couleur jaune orangée au curcuma (les curcuminoïdes), la curcumine en est la représentante majoritaire. A une époque où les outils analytiques permettant de détecter tout ce qui compose un aliment n’existaient pas, on ne pouvait voir qu’elle. C’était la fameuse « matière colorante jaune » isolée en 1815 par Vogel et Pelletier (1), mais plus précisément décrite en 1910 (2) : la curcumine. En isolant cette molécule, les travaux préliminaires in vitro observaient un potentiel anti-oxydatif prometteur. Mais pas seulement : sur cultures cellulaires ont été démontrés des propriétés anti-inflammatoires, anti-microbiennes, anti-mutagéniques et globalement anti-cancer (3). Bref, tout pour attiser la curiosité des chercheurs de la fin du XXème siècle, avec pour preuve plus de 10 000 publications concernant la curcumine listées sur PubMed depuis les années 80. Et pourtant aujourd’hui, des chercheurs, comme le japonais Takanori Tsuda, se demandent si les bénéfices potentiels du curcuma sont uniquement liés à sa curcumine et pas à d’autres des centaines de molécules que contient le curcuma (4). Un questionnement propre à une nouvelle philosophie ayant émergé dans la recherche nutritionnelle suite aux progrès dans l’inventaire de la richesse chimique et matricielle des aliments : passer d’un modèle de pensée réductionniste à holistique (5).

Que se passerait-il si l’on retire la curcumine du curcuma ? Obtient-on une substance inerte si le paradigme « curcumine = substance active » est vrai ? La réponse est non, des études ont montré que le curcuma curcumin-free (c’est à dire sans curcumine) possède aussi de nombreuses activités biologiques : anti-inflammatoires, anti-cancer et anti-diabétiques (6). D’autres travaux ont montré que d’autres composés du curcuma que la curcumine ont des effets biologiques : comme l’élémène qui pourrait avoir un intérêt dans une maladie rhumatismale comme la spondylarthrite ankylosante (7), comme la turmérone, à l’activité anti-fongique (8) ou encore comme le curcumol, un terpène qui confère au curcuma des propriétés anti-épileptiques (36) et de possibles effets anti-cancers contre le cholangiocarcinome (cancer des voies biliaires) (37). Malheureusement, c’est l’approche réductionniste qui a les faveurs de la recherche, et l’extrême majorité des études sur le curcuma n’utilise que de la curcumine. Au point à se demander si l’on va finir par renommer curcuma en curcumine dans les dictionnaires !

La curcumine ne se dégrade pas en « rien »


Ce qui est vrai, c’est que la curcumine est un composé très instable, que ce soit avant ou après sa consommation Plaçons la curcumine dans une solution aqueuse à un pH physiologique (comme celui du plasma sanguin, très légèrement alcalin) : 90% de la curcumine se dégrade en 30 minutes (9). Qu’est devenue la curcumine ? Rien ne se perd, tout se transforme : de multiples produits de dégradation se sont formés, comme l’acide ferulique, la vanilline, le feruloyl methane, et surtout en produits d’autoxidation, avec comme chef de file le bicyclopentadione récemment identifié (10,11). Et ces composés sont bioactifs : in vitro, ils partagent plusieurs propriétés de la curcumine (12–14), bien que leurs effets soient en général moins prononcés (15,16). Moins prononcés in vitro, mais in vivo, nous ne savons rien de leur taille d’effet respective. Ces composés sont plus résilients à leur environnement que la curcumine (17) et sont probablement ce que nos tissus côtoient réellement lorsque nous consommons de la curcumine. Leur meilleure stabilité pourrait éventuellement compenser la perte d’effets de la curcumine du fait de sa mauvaise biodisponibilité totale : mais in vivo, il n’y a pas de preuve de haut niveau. La curcumine est aussi transformée par l’organisme en métabolites lors de son absorption digestive (si elle n’a pas été dégradée jusque-là), principalement en curcumine glucuronide. Si leur possible rôle semble moins important que les produits de dégradation (18), ils ont été peu étudiés et ne sont pas pour autant inertes, avec une activité anti-oxydative récemment mise en évidence (19).

De ce fait, de nombreux chercheurs considèrent aujourd’hui que les produits de dégradation de la curcumine peuvent avoir un rôle dans les effets polypharmacologiques de la curcumine (20).

Beaucoup d’études réductionnistes ayant utilisé de la curcumine isolée ont finalement mesuré au moins en partie l’activité de curcumine inévitablement dégradée au cours même des expériences. La curcumine a une telle facilité à se transformer par autoxidation que les chercheurs pensent que les résultats in vitro à pH physiologique avec de la curcumine intacte au départ, sont médiés par ses produits de transformation (21). Par exemple, dans le processus de transformation de la curcumine en bicyclopentadione, une forme intermédiaire présente une méthide de quinone: un élément très réactif qui pourrait expliquer l’inhibition de la voie pro-inflammatoire du NF-kB, souvent explorée dans les études sur l’inflammation (21). 

En plus de cette mauvaise stabilité, la curcumine cumule une pauvre solubilité, une faible absorption et un métabolisme dégradatif particulièrement rapide. Chez les rats et chez l’homme, les résultats sont sans appel : la biodisponibilité est très mauvaise (22). On ne retrouve pas ou presque pas de curcumine intacte in vivo dans les tissus ou le sang des volontaires d’étude de supplémentation.  C’est un constat que l’on retrouve avec d’autres pigments d'intérêt comme les anthocyanes (pigments très présents dans les petits fruits rouges par exemple). De faible biodisponibilité également (environ 0.1%), leurs produits de dégradation (et leurs métabolites) ont des activités biologiques importantes et leurs taux circulants sont eux prolongés (23). Alors, ne vous privez pas de manger des baies.

Bref, toutes les études qui concluent sur tel ou tel effet de la curcumine, surtout in vivo, ne peuvent éviter les processus de transformation : il est impossible de dire si l’effet observé est bien le seul et unique résultat de la molécule native. De plus, elles utilisent de la curcumine pure, occultant tous les effets de matrice ou de synergie avec d’autres composés du curcuma. Rares sont les études ayant comparé curcumine et curcuma, mais l’une d’entre elles a montré que le curcuma complet est plus efficace pour prévenir un mécanisme délétère impliqué dans de nombreuses pathologies, qu’est l’agression du HNE (4-hydroxynonénal) sur les protéines (24). Une autre étude chez le rat diabétique a montré qu’à doses équivalentes de curcumine, le curcuma complet était plus efficace que la curcumine pour lutter contre le stress oxydatif, plus particulièrement dans le cœur (25). De rares études mais suggestives.

Améliorer stabilité et biodisponibilité à tout prix : une fausse route ?


Puisque le curcuma ne semblait pas guérir de tous les maux de manière aussi miraculeuse qu’attendu (une épice aussi efficace qu’une chimiothérapie ? la déception était prévisible), certains ont commencé à chercher des explications, d’autres à construire un nouveau créneau commercial. Il fallait donc améliorer la biodisponibilité de la curcumine. De nouvelles formulations ont alors fait leur apparition, à base de nanoparticules, de liposomes, de micelles, de complexes phospholipidiques… (28). Le résultat sur la biodisponibilité est un succès, certes. Mais le résultat quant à une augmentation d’efficacité clinique tend vers l’échec, comme dans ces études où l'on observe une équivalence d'effets par rapport à la curcumine native (29–31). Dès lors des chercheurs chinois s’interrogent :

« Pourquoi une biodisponibilité significativement améliorée de la curcumine n’améliorent pas l’efficacité pharmacologique dans de nombreuses études ? » (26)

Leur hypothèse est qu'en améliorant l’entrée de la curcumine dans l’organisme, sa stabilité et sa diffusion : 1) on empêche la formation des produits de dégradation bioactifs ; 2) on favorise in fine la formation de métabolite in vivo de la curcumine, comme les glucuronides et les sulfates. Le résultat est que l’on perdrait probablement une facette du mode d’action de la curcumine, celle médiée par les produits de dégradation (à gauche sur le graphique). En 2016, ces mêmes chercheurs montraient même que, comparativement à la curcumine native, la curcumine dégradée avait une meilleure capacité anti-oxydative et anti-formation de fibres amyloïdes, liées à la pathogénèse de la maladie d’Alzheimer (14). Même tendance chez des chercheurs américains publiant en 2017 des éléments étayant que l’effet anti-inflammatoire de la curcumine est médié par ses métabolites oxydatifs (27). En empêchant l’oxydation d’analogues de curcumine, l’inhibition du NF-κB est réduite (alors qu’il vaut mieux l’augmenter). Des résultats intéressants, mais restons prudents dans cette voie également : in vivo, nous ne savons « rien ».

 Les effets pharmacologiques de la curcumine passeraient par deux voies principales. Les nouveaux compléments de curcumine ne tiennent pas compte de la 1ère - à gauche - (Ji H-F, Shen L, 2014). 


Et ce n’est pas tout : de nouvelles données sont très surprenantes. Des chercheurs ont montré que bouillir la curcumine dans de l’eau pendant 10 minutes, au lieu d’accélérer sa dégradation comme l’on pouvait s’attendre, l’a protégé de ce processus même plus tard ! (24) Encore mieux : sa solubilité a été augmentée de 12 fois. L’explication ? Ils n’en ont pas. Mais cela inciterait à cuisiner son curcuma en le faisant cuire plutôt que de le rajouter en fin de cuisson en pensant le protéger. Ces auteurs rappellent qu’en général les études sur la curcumine n’impliquent pas de traitement thermique préalable. Peut-être un biais donc. Quand d’autres papiers montraient une perte de curcumine dans le curcuma à cause d’un traitement thermique, le contrôle était de la poudre brute (c’est-à-dire pas placée en solution aqueuse non chauffée) (32). Ce qui n’avait pas de sens ni pratique, ni scientifique.

Le curcuma n’est pas un médicament et il n’a pas forcément vocation à le devenir


L’approche pharmacologique visant à tout miser sur une curcumine 2.0 est louable : comme tout microconstituant alimentaire, elle pourrait éventuellement être le principe actif d’un médicament mis sur le marché avec des indications précises, soutenues par des preuves cliniques. Qui n’existent pas à ce jour. Et cette voie de recherche n’implique pas d'alléguer naïvement ou à des fins commerciales que :

  • Le curcuma « ne marche pas » ;
  • Les compléments alimentaires de curcuma à « haute biodisponibilité » ont des preuves d’efficacité et aussi de sécurité.

La question de la sécurité a été évoquée par Takanori Tsuda (33). Autant nous avons un recul de plusieurs millénaires sur la consommation du curcuma naturel, autant nous ne l’avons clairement pas pour ces nouvelles galéniques mises sur le marché des compléments sans les procédures d’évaluation du monde du médicament. Modifier la pharmacocinétique peut modifier la pharmacodynamique. Si l’on s’espère d’hypothétiques effets pharmacologiques puissants, on peut s’attendre à des effets indésirables tout aussi puissants. Cela doit être rigoureusement investigué. Prendre du recul sur toute la chimie du curcuma permet de constater notre fâcheuse tendance à « pharmacoliser » la nutrition. Peut-être que le curcuma et ses constituants, dégradés ou non, ne deviendront jamais un médicament standardisé comme le souhaite un courant de pensée.

Conclusion : épicez vos plats





Le curcuma est bien plus qu’un simple vecteur de curcumine : l’approche réductionniste a encore frappé et c’est un cas d’école. Les centaines d’autres composés que contient le curcuma peuvent avoir des activités biologiques propres ou, plus intéressant, synergiques avec celles de la curcumine, sur des échelles de temps bien plus larges que celles permises par les suivis d’études cliniques.

Aujourd’hui, in vivo chez l’homme, nous ne savons pas grand-chose et les données exploratoires sont contradictoires : ni quel est le constituant natif, ou de dégradation, ou métabolite, le plus bioactif du curcuma, ni s’ils ont (et à quel point) des effets cliniques propres, additionnels ou synergiques chez l'homme après une consommation chronique.

Les compléments de curcumine à haute biodisponibilité ne peuvent pas justifier leurs allégations miraculeuses, ni discréditer le curcuma complet naturel.

Cette épice pourra toujours rester un des multiples facteurs alimentaires qui, synergiques à d’autres, pourront améliorer ou maintenir l’état de santé de l’individu. Un système complexe de relations interdépendantes multicausales et non linéaires.

Bref, en attendant que l’on en sache plus : mettez du curcuma dans vos plats (dès la cuisson), vous gagnerez en couleur, en conservation des aliments, et possiblement en des effets ténus mais synergiques à tout le reste de votre diète d’aliments complets riches en microconstituants végétaux. Et alors qu’arrive encore une nouvelle formulation de curcuma hautement biodisponible (34), une curcumine liée à des galactomanannes, une fibre issue du fenugrec, peut-être que vous pouvez tout autant consommer du curcuma avec du fenugrec, et pourquoi pas avec tous les autres constituants de ce que nous appelons… le curry. Et gardez votre argent pour acheter plus d’aliments sains et de qualité.


?
Le saviez-vous ? En 1995, des chercheurs de l’Université du Mississipi obtiennent un brevet sur l’utilisation de la poudre de curcuma par voie orale et locale pour aider à la cicatrisation des blessures et des ulcères cutanés. Deux années plus tard, le conseil Scientifique et de la Recherche Industrielle Indien obtient finalement l’annulation de ce brevet par les autorités américaines (35). L’argument invoqué : celui de « biopiraterie » puisque des textes anciens décrivaient l’usage du curcuma pour guérir ce type de maux. Par ce combat judiciaire, l’Inde a affirmé vouloir défendre son patrimoine mais aussi le bien collectif de la mainmise d’individus sur un savoir traditionnel devenu universel. Félicitons l’Inde, mais le monde des affaires a rapidement tourné la page : il y a tellement de formulations galéniques de curcumine high-tech à breveter désormais !

Références


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2. Lampe V, Milobedzka J, Kostanecki V. Structure of curcumin. Ber Dtsch Chem Ges. 1910;43:2163–2170.
3. Kunnumakkara AB, Bordoloi D, Padmavathi G, Monisha J, Roy NK, Prasad S, et al. Curcumin, the golden nutraceutical: multitargeting for multiple chronic diseases. Br J Pharmacol. 1 juin 2017;174(11):1325‑48.
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3 commentaires:

  1. Vraiment excellent, justement le dernier magazine en vogue de santé (alternative quelque chose) mettait bien en avant la forme phospholipidique de la curcumine... heureusement aussi qu'ils mettaient des références de marchands à la fin de l'article !
    Alala...
    Merci pour ce gros travail. A quand un livre ?

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    1. Merci Frédéric pour ce message. Sans retour, les doutes peuvent s'installer quant à l'utilité de cet effort.
      Quand certains ont des pilules à vendre, d'autres ont parfois aussi des livres à vendre... Même si vecteur n'est plus si noble, mes exigences personnelles seraient colossales. Encore beaucoup de choses à découvrir, à creuser et à maturer ! A bientôt j'espère.

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  2. Toujours génial de faire le point sur les idées reçues en nutrition.
    Merci pour tous ces articles de qualité.

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