11 sept. 2013

Œufs biologiques et oméga 3: histoire d'une légende très... urbaine !


Pour le tout premier article de ce blog, j'ai choisi le thème des œufs de poule, plus particulièrement au sujet de leur teneur en oméga 3 en lien avec les modes de production.

Pourquoi ce sujet ? Est-ce si original ou nécessaire ? Je suis tenté de répondre par l'affirmative quand je vois les mêmes bêtises qui se répètent sans fin chez de faux experts en nutrition, chez certains coachs sportifs, et dans la population générale (ce qui s'excuse, au contraire des premiers).

L’œuf est à la base d’innombrables recettes de cuisine, et sa richesse en protéine en fait un aliment de choix face, par exemple, à la viande et au poisson pour une question de prix, de facilité de consommation et de densité nutritionnelle. La teneur en cholestérol de l’œuf, longtemps décriée, ne fait pas ou très peu varier le taux de cholestérol sanguin, et il ne doit plus être exclu pour cette raison. L’œuf contient environ 10% de lipides (soit environ 5g pour un œuf moyen) dont le profil est fortement lié à la conduite alimentaire de l'élevage. Toujours concernant les lipides, c'est le produit animal terrestre le plus riche (par rapport au poids ou à la portion) en acides gras polyinsaturés à longue et très longue chaîne de la famille des oméga 3 (ω3) et oméga 6 (ω6), largement devant les produits laitiers, et devant les viandes [1]. D'après le National Cancer Institute, l’œuf est le deuxième plus fort contributeur à l'apport en acide arachidonique (l'ω6 le plus biologiquement actif) ainsi que la quatrième source d'EPA et DHA (les ω3 les plus biologiquement actifs) dans l'alimentation de type occidental. Vous connaissez la problématique des acides gras essentiels (AGE), et vous êtes sensibilisés par la difficulté d'atteindre le rapport recommandé entre ω6 et ω3 ainsi que les besoins journaliers en ω3. L’œuf peut aisément nous conduire à faire grimper notre balance ω6/ω3 ou à la placer en zone verte. On compte sur lui, mais comment ?


Les œufs biologiques : quand l'intuition déraille... 

Qui n'a pas entendu ou lu : "Choisissez des œufs biologiques, ils ont plus d'oméga 3 et moins d'oméga 6" ? Je lis ça au moins tous les mois... c'est asséné avec une telle certitude qu'un lecteur néophyte du sujet ne pourra qu'adhérer à cette idée. En achetant des œufs bios, il aura ainsi l'impression de faire un achat intelligent concernant ses apports en acides gras essentiels.

Alors vrai ou faux ?

C'est totalement faux. L'exemple type d'une croyance de pseudos nutritionnistes dont les connaissances agricoles sont anorexiques, et qui n'osent pas mettre en doute des intuitions personnelles qui leur semblent couler de source !

Il y a deux raisonnements possibles pour arriver à conclure qu'un œuf biologique ne contient pas plus d'ω3, et pas moins d'ω6 que les autres grandes catégories d’œufs (en cage, au sol, plein air, plein air label rouge) :
  • Le raisonnement fondé sur les preuves, en analysant en laboratoire les profils lipidiques d’œufs de différentes catégories, et en les comparant à travers un modèle expérimental rejetant l'influence du hasard et des biais expérimentaux. C'est la preuve ultime et pragmatique pour un scientifique. Cela est publié dans des journaux scientifiques ou des bases de données nutritionnelles. Par contre, cela ne fournit pas d'explications.
  • Un raisonnement déductif basé sur les principes de production agricole biologique et conventionnelle. Un peu de logique peut amener à émettre une hypothèse de forte plausibilité (les ω3 ne tombent pas du ciel), qui sera confirmée par les analyses énoncées ci-dessus. Et quand on a eu la chance de travailler dans une exploitation agricole biologique produisant des œufs, l'intuition ne prend pas le même chemin...
Démarrons par la logique. C'est plus ludique, nous verrons les chiffres plus loin.
Un œuf contient les principaux acides gras de la famille des ω3 en quantité variable : principalement l'acide alpha-linolénique (18:3; ALA) et l'acide docosahexaénoïque (22:6; DHA), et dans une moindre mesure l'acide eicosapentaénoïque (20:5; EPA) et l'acide docosapentaénoïque (22:5; DPA). Quant aux ω6 : majoritairement l'acide linoléique (18:2; AL) et l'acide arachidonique (20:4; AA) [1].

Qu'est-ce qui fait qu'un œuf contient des acides gras de la famille des ω3 et ω6 ? Ils ne sont pas produits de novo par la poule tout comme les autres animaux et l'homme ne peuvent les produire. Ils proviennent de leur alimentation. Celle d'un élevage de poules pondeuses est source majoritairement des chefs de file, l'ALA et l'AA. Cet ALA est plus ou moins absorbé, plus ou moins utilisé métaboliquement lors de la vitellogénèse (la formation de l'oeuf) et plus ou moins transformé en DHA, EPA et DPA. Même mécanisme concernant les ω6. Les paramètres influant cette utilisation digestive et métabolique vont des aspects quantitatifs et qualitatifs de la ration alimentaire, de la génétique de la race de poule pondeuse, en passant par d'autres paramètres d'élevage. Le paramètre clef restant la ration alimentaire.

Que mange une poule pondeuse ? La conduite alimentaire de l'élevage repose sur 4 grands principes :
  1. Apporter de l'énergie. Les céréales en sont à la base. Le maïs est souvent privilégié aux autres céréales (blé, orge, avoine...) du fait de sa teneur en xantophylles, des lutéines qui donnent la belle couleur dorée au jaune d’œuf.
  2. Apporter des protéines. L'éleveur utilise des co-produits générés par les industries agro-alimentaires : les tourteaux, issus de graines oléagineuses (soja, colza, tournesol...) dont on a extrait l'huile destinée à l'alimentation humaine ou animale. 
  3. Apporter des minéraux, oligo-éléments et vitamines. Concentrés de calcium, phosphore, et autres suppléments sont utilisés par les éleveurs.
  4. Apporter des végétaux riches en oméga 3. Je plaisante. On ne forme pas encore à ce sujet les éleveurs, les instituts techniques agricoles et les chambres d'agriculture.

Par quels moyens un œuf bio pourrait contenir plus d'oméga 3 ?

Est-ce lié aux conditions d'élevage en plein air ? En visitant ce type d'élevage, on observe que les poules ne profitent pas de l'espace qui leur est offert pour se lancer dans la culture de lin ou de colza. A part quelques vers et insectes (et il y en a peu après moult années d'élevage sur un terrain fermé et compacté par le sur-piétinement), il n'y a quasiment rien à manger dans cet espace, et les poules attendent de patte ferme les repas programmés et réguliers. Les analyses nutritionnelles confirmeront d'ailleurs l'absence d'impact en terme de profil lipidique des œufs plein air.

Alors cela viendrait de l'alimentation des poules biologiques ? Les poules mangent bio, donc elles mangent mieux ? Je rappelle que le bio, c'est un mode de production agricole qui n'utilise pas les intrants de synthèse (engrais chimiques, pesticides). Mais le blé reste du blé et le maïs reste du maïs ! Le profil lipidique de ces aliments végétaux est le même pour les poules bios et les non bios. Vous ne vous dites pas que vous allez ingérer des ω3 si vous consommez de l'huile de tournesol, bien qu'elle fusse bio ? Non, et pour les poules, c'est pareil.

Une dernière solution... celle qui est peut-être à la base de cette idée reçue : la filière biologique obligerait les producteurs à des règles de conduite alimentaire, en terme qualitatif (type de graines) et/ou quantitatif (% dans la ration). Et il y aurait plus d'aliments sources d'ω3 (colza, lin) et moins d'ω6 (maïs, blé, soja, etc). Ceci pourrait évidemment fonctionner, mais ce n'est pas la réalité. Rien n'est imposé quant à la ration alimentaire des poules bios sauf bien sûr le fait d'utiliser des aliments issus de l'agriculture biologique. Si rien n'oblige les producteurs, peut-être le font-ils par conviction personnelle ? Malheureusement, le producteur est principalement intéressé par le nombre d’œufs pondus, le poids de l’œuf, et la solidité de la coquille. Pour le choix des aliments, il est intéressé par l'énergie métabolisable, par l'apport en acides aminés essentiels, par le rapport méthionine/lysine [2]. Il n'est pas intéressé par les aliments riches en ω3 qui ont la fâcheuse réputation de donner une odeur et un goût de poisson au jaune d’œuf (ce qui serait infondé pour des doses modérées [3]), qui ont une faible valeur énergétique et une mauvaise digestibilité de la méthionine et la lysine [4], et qui représentent un coût plus élevé pour un avantage que l'éleveur ne conçoit pas. Même l'éleveur biologique, et là, c'est mon expérience de terrain qui parle!

Des preuves si beaucoup d'analyses sur beaucoup d’œufs

En science, le raisonnement déductif a peu de place par rapport aux preuves. Ce sont elles qui permettent in fine de conclure. La preuve, c'est tout simplement d'analyser en laboratoire ce qu'il se trouve dans cet œuf pardi ! Mais il ne suffit pas d'acheter une boîte d’œufs de chaque catégorie et de les comparer. Il suffirait de tomber sur un producteur en cage qui inclut des graines de lin, et sur un producteur bio privilégiant le tourteau de tournesol pour conclure que les œufs conventionnels ont statistiquement plus qu'ω3 que les œufs bios ! Et inversement. Pour éliminer ce biais de sélection et aussi le hasard (la variation naturelle de la composition qui ne peut être contrôlée), ces analyses doivent être nombreuses : ne faites pas confiance à une seule étude sur un seul paquet d’œuf ! Il faut inclure des œufs de différentes origines pour chaque catégorie, en nombre suffisant pour ressortir une significativité, et les résultats doivent être reproductibles par différentes équipes.

Alors, qu'en disent les analyses ?


Voici donc pas seulement une, mais plusieurs études, après une revue de la littérature scientifique des publications parues dans des journaux à comité de lecture jusqu'à aujourd'hui (NB : août 2013).

⇒  En Italie, des chercheurs de l'Université de Milan ont analysé sur un ensemble de 1120 œufs un échantillon de 28 œufs de 4 modes de production (en cage, au sol, plein air, biologique), achetés en 2005 dans plusieurs supermarchés d'Italie du Nord, au moins 17 jours avant la date de consommation recommandée [5]. Résultats :

On note qu'il n'y a pas significativement plus d'ω3 dans les œufs bios que dans les autres, que ce soit en quantité absolue ou en quantité relative à la teneur totale en lipide. Les rapports ω6/ω3 sont similaires entre tous les modes de production : entre 10 et 11, soit un peu plus du double du rapport maximum recommandé par l'ANSES, qui est de 5.

Plus de détails sur cette étude
dans la 2ème partie de l'article
⇒ Une étude Australienne de 2009 a analysé un ensemble de 180 œufs issus de différents distributeurs (oui, pas seulement une boîte de 6 œufs du supermarché du coin !). Les œufs conventionnels contenaient autant d'ω3 totaux que les œufs biologiques, environ 1.35% (de l'ordre de 60mg/100g). Autant d'ω6 également, avec environ 670mg/100g : ce qui nous donne un ratio ω6/ω3 de 11 [6]. Le rapport recommandé est toujours bien loin.


⇒ Aux USA, dans l'état d'Oregon, des chercheurs ont analysé 6 marques d’œufs plein air dont des biologiques, commercialisés dans différents points de vente. Encore une fois, on constate que les œufs biologiques contenaient autant d'ω3 totaux que les autres œufs, c'est à dire très peu avec un rapport ω6/ω3 désastreux aux alentours de 25 [7].

⇒ En Turquie, une équipe de chercheurs a conduit une étude d'intervention d'un an sur 832 poules de deux races différentes. Chaque pool de race a été séparé en 2 groupes, l'un sous conduite biologique, l'autre sous conduite conventionnelle. Avec des conduites alimentaires habituellement en oeuvre dans les productions commerciales, et donc aux ratios ω6/ω3 similaires, il y a eu significativement dans les œufs bios moins d'ω3 que dans les conventionnels (1.32% contre 1.58% des lipides totaux), et un ratio ω6/ω3 plus élevé (14.92 contre 12.24 en moyenne sur les deux races). C'est significatif d'un point de vue statistique, mais d'un point de vue nutritionnel, les deux résultats sont similaires et médiocres [8].

⇒ En France ont été analysés les œufs des catégories cage, plein-air, label rouge et biologique. Aucune différence quant à la teneur en DHA (22:6), et un taux légèrement plus élevé en ALA (18:3) pour les plein-air (0,9% contre 0,6% pour les biologiques et les autres) : différence insignifiante en pratique car le ratio ω6/ω3 de tous ces œufs dépassent les 23. Bref, aucun d'entre eux n'est recommandable [9].

Ces nombreuses analyses confortent nos suspicions. Force est de constater qu'un œuf biologique n'a pas plus de chance de contenir des ω3 qu'un œuf conventionnel, qu'il soit de cage, de plein-air ou label rouge. C'est logique et prouvé. Prenez garde : une étude isolée et mal construite pourrait affirmer le contraire, il suffit que le schéma expérimental comporte des biais de sélection (comme le fait de ne pas multiplier les sources d’œufs) ou qu'il soit sensible au hasard.

Comment consommer des œufs au profil lipidique amélioré ?

Ne soyons pas démoralisés, il reste des moyens de consommer des œufs plus riches en ω3 et avec un ratio ω6/ω3 plus équilibré. Vous avez deviné la parade : inclure dans l'alimentation des poules des aliments riches en ALA, un ω3 précurseur des autres membres de sa famille. Pour certains animaux, cette stratégie n'apporte que peu ou pas de bénéfices (nous pourrons en reparler). Mais pour les œufs, du fait du système digestif et métabolique de la poule, cela fonctionne très bien et on obtient réellement plus d'ω3 et un ratio ω6/ω3 équilibré. Je pourrais citer moult études scientifiques l'ayant évalué en centre de recherche, mais cela comporte peu d'intérêt : l'essentiel étant de savoir si les œufs du commerce portant l'allégation "oméga-3" sont réellement plus intéressants, pas les œufs de laboratoire. Certaines des études que j'ai mentionnées ont également analysé des œufs de distribution dits "oméga-3", où le cahier des charge contraint à inclure dans l'alimentation des poules en général du lin et/ou du colza.

Dans l'étude Australienne, les œufs "oméga-3" contiennent 5 fois plus d'ω3 avec 6,6% des acides gras totaux, et autant d'ω6 que les autres, ce qui donne un ratio ω6/ω3 de 2,25 [6]. Dans l'étude américaine, on multiplie par 2,5 la quantité d'ω3 et on divise par autant le ratio ω6/ω3 [7]. En France, les œufs "oméga-3" de la filière Bleu-Blanc-Cœur contiennent entre 5 à 6 fois plus d'ALA (environ 170mg/œuf), plus du double de DHA (environ 75mg/œuf) pour une quantité totale d'ω3 de 260mg/œuf. Conséquence : un ratio ω6/ω3 admirable de 3 [9,10].

Contrairement à la filière biologique dont les préceptes sont quasiment identiques entre nations (pas de contrainte nutritionnelle en ce qui concerne notre sujet), les œufs "oméga-3" peuvent répondre à des obligations différentes selon les pays et au sein d'un même pays. Les allégations "source d'oméga-3" ou "riche en oméga-3" peuvent être encadrées par des législations différentes. Elles peuvent être ou non associées à un label au cahier des charges spécifique, plus ou moins contraignant. En France et dans le reste de l'Union Européenne, la loi prévoit qu'un œuf "source d'oméga-3" doit contenir au moins 0,3g d'ALA au 100g, ou au moins 18mg de DHA au 100g (Règlement CE n° 1924/2006). Un œuf "riche en oméga-3" : deux fois ou plus ces valeurs. Un coup d’œil aux bases de données nutritionnelles et aux publications d'analyse montrent que finalement tous les œufs pourraient recevoir la mention "riche en oméga-3" avec un taux moyen de DHA entre 50 et 80 mg pour 100g. Ce n'est donc pas suffisant puisqu'on obtient des ratio ω6/ω3 très élevés atteignant les 30 : du fait de la grande quantité d'ω6. Il reste le label de la filière Bleu-Blanc-Coeur (www.bleu-blanc-coeur.com). Pour qu'un œuf soit certifié, la conduite alimentaire des poules doit obligatoirement inclure une quantité de graines de lin cuites (cuites afin d'inactiver un des aliments les plus riches en facteurs anti-nutritionnels). A hauteur de 4% d'incorporation minimale dans l'alimentation des poules, le résultat est donc largement convaincant : lors de l'écriture de cet article, un œuf Bleu-Blanc-Cœur acheté dans le commerce affiche même une quantité de 410mg d'ω3 totaux (pour 100g), soit 7 fois plus que la moyenne.

Une autre solution est d'acheter des œufs chez un producteur de confiance qui vous garantit d'inclure une quantité significative de colza et/ou de lin dans la conduite alimentaire de son élevage. Plus facile quand on habite à la campagne et quand on connaît les bonnes personnes.

Pourquoi éviter néanmoins les œufs en cage ?

Pour des raisons non-nutritionnelles !

Qu'il n'y ait pas de malentendu. Cet article n'a pas pour but de promouvoir la filière des œufs de poules en cage face à la filière biologique. Même si en achetant plein air ou bio, vous n'aurez pas plus de chance de consommer des ω3 et d'éviter l'excès d'ω6, vous soutiendrez des modes de production qui respectent davantage la vie animale et l'environnement. L'agriculture biologique n'a jamais eu pour objectif d'offrir des aliments meilleurs d'un point de vue nutritionnel même si, parfois, elle y parvient de manière indirecte. C'est un choix environnemental avant tout : bien que les poules bio carburant au maïs, blé et tournesol auront un ratio ω6/ω3 désastreux, elles auront consommé des aliments qui n'auront pas nécessité d'épandre dans la nature des cocktails de produits phytosanitaires à l'impact toxicologique préoccupant. De plus, les traitements vétérinaires allopathiques ne sont pas systématiques et sont fortement limités, ce qui réduit les risques de retrouver des résidus dans l’œuf (et de participer à la sélection de résistance bactérienne).

Non, la seule et unique conclusion de mes propos est simplement que l’œuf bio ne contient pas plus d'ω3 et a un ratio ω6/ω3 aussi mauvais que les autres œufs, filière Bleu-Blanc-Cœur exceptée. Étant donné l'importance du ratio ω6/ω3 et de l'apport en ω3 bien documentée par la littérature scientifique, une consommation élevée et non compensée peut donc devenir problématique pour le maintien d'un bon état de santé. Je n'ai aucun conflit d'intérêt avec la filière Bleu-Blanc-Cœur mais parmi les œufs de grande distribution, elle seule apporte une solution à ce problème particulier. Et entendons-nous bien: un œuf Bleu-Blanc-Coeur peut être tout aussi bien un œuf biologique, un œuf plein-air, un œuf de poules en cage ou au sol... On peut donner des graines de lin à n'importe quelle poule, dans n'importe quelle filière de production. C'est au choix de l'éleveur de cumuler les cahiers des charges !

En tant que consommateurs, notre pouvoir d'influence sur les méthodes de production doit nous conduire à privilégier les filières et les producteurs qui visent à améliorer les choses. Et il est bien malheureux que de nombreux œufs Bleu-Blanc-Cœur aient perdu des points de vente ces dernières années. Plusieurs chaînes de grande distribution comme Carrefour, Casino et Monoprix ont stoppé leur marque de distributeur (MDD) d’œufs labellisés BBC, et le géant français de l’œuf Matines n'a pas reconduit sa gamme. Comment acheter alors des œufs BBC aujourd'hui en France ? A côté de quelques petites filières locales, les magasins U ont lancé cette année leur MDD sous garantie nutritionnelle Bleu-Blanc-Cœur pour tous les modes de production : bio, label rouge, plein-air, au sol. A nous de soutenir ce type de démarche pour les produits qui le justifient comme les œufs, pour qu'elle se généralise au lieu de se raréfier et qu'elle touche toutes les catégories d’œufs, du bio au conventionnel.

MAJ (2018) : la marque Lustuscru propose désormais également des œufs BBC sur plusieurs gammes. La MDD d'E.Leclerc version plein air avec mention "oméga-3" sont des œufs BBC sans le label (issus des mêmes producteurs). Idem pour la MDD d'Intermarché, et pour Matines qui commercialise des œufs "oméga-3" de filière lin sans label BBC.

Révoltez-vous !

Il n'y a pas qu'en faisant vos courses que vous pouvez agir. La prochaine fois que vous lirez ou entendrez cette affirmation fantaisiste concernant les œufs bios, réagissez et corrigez. En tant que consommateur intéressé d'information, n'ayez crainte d'utiliser votre droit de parole pour remettre certains propos à leur place. A bon entendeur.


Pour plus d'informations, retrouvez l'ensemble des articles sur les œufs : cliquez-ici.

Références

[1] U.S. Department of Agriculture, Agricultural Research Service. 2013. USDA National Nutrient Database for Standard Reference, Release 26. Nutrient Data Laboratory Home Page, http://www.ars.usda.gov/ba/bhnrc/ndl

[2] Leroyer, J. “Produire des oeufs biologiques, Cahier Technique ITAB, Institut Technique de l'Agriculture Biologique (Juin, 2010).

[3] Galea, F., Bourdillon, A., Rouillère, H. “Effets de différents niveaux et sources alimentaires d'acides gras polyinsaturés oméga 3 sur le profil en acides gras de l'oeuf chez la poule pondeuse.” Archives Sixièmes Journées de la Recherche Avicole (mars, 2005).

[4] Bureau, J., Evrard, J., Burghart, P., Lessire, M., Rudeaux, F. “Valeurs alimentaires des tourteaux et graines de lins pour la vollaile.Archives Les Journées de la Recherche Avicole (1997).

[5] Hidalgo, A., M. Rossi, F. Clerici, and S. Ratti. “A Market Study on the Quality Characteristics of Eggs from Different Housing Systems.” Food Chemistry 106, no. 3 (February 1, 2008): 1031–1038. doi:10.1016/j.foodchem.2007.07.019.

[6] Samman, Samir, Fan Piu Kung, Lissa M. Carter, Meika J. Foster, Zia I. Ahmad, Jenny L. Phuyal, and Peter Petocz. “Fatty Acid Composition of Certified Organic, Conventional and Omega-3 Eggs.” Food Chemistry 116, no. 4 (October 15, 2009): 911–914. doi:10.1016/j.foodchem.2009.03.046.

[7] Cherian, G., T. B. Holsonbake, and M. P. Goeger. “Fatty Acid Composition and Egg Components of Specialty Eggs.” Poultry Science 81, no. 1 (January 1, 2002): 30–33.

[8] Kucukyilmaz, Kamil, Mehmet Bozkurt, Emine Nur Herken, Mustafa Cinar, Abdullah Ugur Catli, Erol Bintas, and Fethiye Coven. “Effects of Rearing Systems on Performance, Egg Characteristics and Immune Response in Two Layer Hen Genotype.” Asian-Australasian Journal of Animal Sciences 25, no. 4 (April 1, 2012): 559–568. doi:10.5713/ajas.2011.11382.

[9] Kerhoas, N, M. Guillevic, E. Bordais, G. Chesneau, and P. Weill. “P107 - Le mode de production influence la composition lipidique de l’œuf.” Nutrition clinique et métabolisme, vol. 24, no. S1 (July 12, 2010). https://elsevier.fr/article/275502.

[10] Ministère de la Santé, Charte Bleu-Blanc-Coeur d’engagements de progrès nutritionnels (Aout, 2008)




28 commentaires:

  1. Merci pour cet article qui m'a aidé à préparer mon cours en Licence Professionnelle
    Et longue vie à ton blog ! :-)

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    1. Merci Snoopyne pour ton message, c'est un plaisir de te lire et de savoir que je n'ai pas écrit vainement. :) A bientôt j'espère!

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  2. Extremement intéressant! Je m'etais toujours pourquoi si le bio ou label rouge permettait un bon ratio o6/o3 alors pourquoi il existait bleublanccoeur et surtout qu'il n'etait nul par mentionné une alimentation autre que "vegetale"!
    Bon ben il ne me reste plus qu'a trouver des oeufs bbc!
    Et sinon, a quand d'autres articles?
    Ps: si on en trouve pas, quelle est la supplementation necessaire en omega 3 (epa/dha) pour compenser une alimentation avec 6 oeufs par jour?

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    1. Bonjour Nicolas! Merci pour ton commentaire. Il est vrai que le blog a vécu une longue pause, mais je compte écrire à nouveau, et tu me tends la perche pour: ta question y recevra une réponse pratique et détaillée, quant aux apports nécessaires en EPA/DHA pour compenser l'acide arachidonique majoritaire de l’œuf, et aussi en acide alpha-linolénique vis à vis de l'acide linoléique. Merci de m’insuffler cette nouvelle motivation. Un peu de patience et à bientôt :)

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  3. Cool!! J'ai hate de voir cet article!! En attendant je vais continuer avec ma supplementation en EPA/DHA a 3.4gr par jour pour essayer de compenser mes 6 oeufs lol

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  4. Merci pour cet article. Il y a longtemps déjà que j'avais eu connaissance des oeufs oméga3 bleu blanc coeur par le livre de David Servan-Schreiber, mais je n'ai jamais pu en trouver dans le bled paumé où j'habite (Paris). Savez-vous où en trouver dans cette ville?

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    1. Bonjour Nicolas.
      Dans Paris intra-muros, il n'y a malheureusement pas de Magasins U (Super U, etc) où les oeufs BBC sont en général disponibles. Mais il reste une possibilité que l'article n'a pas évoqué (oubli ou nouveauté?): les Franprix (du groupe Casino) semblent proposer des boîtes de 4 oeufs BBC, et Paris dispose d'une vingtaine de ces supérettes.
      Etant donné que je ne peux pas vérifier moi-même, nous serions ravi d'apprendre si vous avez pu trouver ces oeufs dans un Franprix!
      Bien à vous.

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  5. Adept du mode de vie Paléo depuis bientôt 2 ans, j'étais jusqu'ici résigné à ne consommer que du bio. En effet, ce régime préconise la consommation d'aliments provenant d'animaux nourris à l'herbe et élevé en plein air pour leur bon ratio o3/o6 et s'il n'est pas possible d'en trouver, s'orienter vers le bio en second recours. Vous m'avez fait découvrir le label BBC. merci !

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    1. Merci Christophe pour votre retour. Avec le label BBC + une certification bio, vous aurez effectivement l’œuf du commerce le plus paléolithique possible! Bonne continuation.

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  6. Bonjour,
    J'ai acheté des BBC chez super U, et oh malheur ce sont des catégories 3 (poules élevées en batteries dans des conditions misérables). Y a t'il possibilité d'en trouver qui soient à la fois BBC et de cat1? ou mieux BBC+bio? car les cat 3 ça ne va pas le faire, je ne cautionne pas les actes de maltraitances infligés aux poules, et je suis révolté qu'un label à la démarche aussi respectable puisse cautionner cela.

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    1. Bonjour,
      Le label BBC est une garantie sur l'alimentation des poules et, en conséquence, le profil lipidique de l’œuf. Pas plus, pas moins. Comme il est écrit dans l'article: on peut donner du lin à n'importe quelle poule, dans n'importe quelle filière de production. C'est au choix de l'éleveur de cumuler les cahiers des charges!
      Et ça tombe bien car Super U propose TOUS ses œufs de marque de distributeur en alimentation BBC: les œufs cat1, mais aussi les œufs plein-air, les œufs label rouge et les œufs biologiques. Je l'avais bien précisé. Attention, les emballages ont un aspect proche entre eux.
      Bien à vous

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    2. ah merci donc la prochaine je ferai attention car c'est vrai que l'emballage ne permet pas vraiment de distinguer les catégories du 1er coup d'oeil. J'ouvrirai la boite la prochaine fois :)
      Merci à vous bonne continuation

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  7. Bonjour Bruno. Très instructif ton article. Je pensais que les œufs bio, c'était le top. Hé bien. Les bras m'en tombent, comme d'habitude malheureusement. Donc, dorénavant, je vais aller chercher mes œufs BBC ... à Londres ! Non en, RP. System U ou Monop obligent. Merci pour les infos. J'ai apprécié. On est vraiment pris pour des pigeons (non, pardon, pour des poules). C'est quand même grave. Bises. joelle.feauveau@neuf.fr pour réponse

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  8. Heureusement que des personnes comme vous existent... merci !

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  9. Bonjour

    je suis eleveur de poules en cages et c'est fou les betises que l'on entend sur notre mode de production ça change de lire ce type d'article. Attention ce n'est pas dans l'air du temps.

    Pour info il y a deux fois plus de mortalités dans les élevages plein air que dans les élevages en cage mais la mortalité des animaux n'est pas un indicateur du bien etre ... je me demande pourquoi

    Lorsqu'il y a plus de mortalité il y a plus d'interet à utiliser des produits en tout genre ...
    Savez vous que le cahier des charge des pondeuses bio autorise l'utilisation d'antibiotique sur les animaux.
    Encore plus fort les ANTIPARASITAIRES ne sont pas pris en compte dans le cahier des charge bio!! Et dans quel cas ont traite les animaux contre les puces, les poux, les vers ?
    Si la cage s'est imposé du point de vue technique c'est aussi parce les animaux sont moins sujet au contamination sauvage.
    Ce que j'observe c'est que le bio n'empeche pas d'etre idiot.

    pour protéger sa santé la solution ce n'est pas le vin bio mais l'eau...on l'oublie trop souvent
    encore merci pour cette article.

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    1. Bonjour,
      Je ne suis pas d'accord avec vous.
      Préférez-vous vivre 80 ans en cage ou 50 ans en liberté ?
      Le cahier des charges de l’élevage bio n’interdit pas les antibiotiques, mais en réglemente strictement l’utilisation. Tout traitement sanitaire potentiellement dangereux ne peut être utilisé qu’en traitement curatif et non préventif et ce dans des limites déterminées pour chaque espèce. En effet, l’objectif en élevage bio est d’assurer la bonne santé des animaux par l’équilibre de l’élevage et non par des traitements allopathiques préventifs qui n’ont pas lieu d’être dans des conditions d’élevages saines.
      Les antibiotiques ne sont ainsi pas autorisés en traitement préventif comme cela est le cas dans la plupart des élevages industriels. Cette interdiction permet de garantir l’absence d’antibiotique dans la viande consommée et limite fortement la résistance des germes à certains antibiotiques entrainée notamment par leur utilisation systématique dans l’élevage industriel.
      Le non-bio n'empêche pas non plus d'être idiot.
      Cordialement. Thérèse.

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    2. Attention à ne pas mal interpréter mes articles sur les œufs. A aucun moment, je ne fais la promotion des œufs en cage. Le but est de déconstruire une fausse allégation concernant les œufs biologiques ou plein-air, qui méritent d'être améliorés par une amélioration de la nutrition des poules, pour ne pas être aussi "mauvais" nutritionnellement que des œufs en cage ou au sol.
      Heureusement, aujourd'hui, on peut avoir un œuf bio ou plein-air au profil lipidique équilibré avec les filières lin/oméga 3.

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    3. Bonjour,
      Merci beaucoup pour votre réponse et toutes les infos que vous postez sur votre site.
      Oui je me pose quand même la question suivante :
      J'ai des poules qui courent dans mon jardin, elles se nourrissent de ce qu'il y a dans ma terre, de ce que je mets dans le composteur, et des graines de blé...
      Donc, leurs oeufs ne sont équilibrés ? Il faudrait que je leur donne des graines de lin et de colza ?
      Merci pour votre réponse.
      Bien cordialement
      Thérèse.

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    4. Thérêse, je pense que l'auteur de ce post, éleveur de poules en cage, a sur certains points raison, et que vous devriez d'autre part arrêter de répéter ou de faire du copier/coller sans réfléchir (excusez-moi de le dire franchement). D'une part le fait que les antiparasitaires ne soient pas pris en compte dans le cahier des charge bio est problématique, du moins pose question. D’autre part, qui dit que les gros diffuseurs et/ou producteurs respectent un traitement non préventif, et ne se débrouillent pas pour administrer des antibiotiques sous couvert de traitement curatif, car il est difficile d’imaginer des productions de masse sans risque évident de pandémie, compte tenu de la concentration des animaux nécessaire. Il faudrait être bien naïf pour croire que les industriels respectent la Loi à la lettre.

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  10. Bonjour,

    Merci pour votre article très instructif, 4 ans après c'est toujours autant d'actualité !

    Par contre dans votre article vous parlez " des oeufs 'Omega3' de la filière BBC ", est-ce que tous les oeufs labelisés BBC sont censés avoir le même taux d'Omega 3, c'est à dire un ratio ω6/ω3 de 3, ou y a t'il des oeufs spécifiques "Omega 3" au sein du label BBC ?

    Ca semble peu probable, mais étant donné ma consommation importante d'oeufs chaque jour, je voudrais être sûre qu'il me suffit d'acheter des oeufs labelisés BBC pour avoir le meilleur ratio ω6/ω3 possible (par exemple, la marque Matine propose des oeufs Omega 3, contenant "environ 3 fois plus d'Omega3 que dans les oeufs normaux", je serais curieuse de savoir s'ils sont plus intéressants à consommer que les oeufs BBC)

    Merci infiniment pour votre réponse



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    1. Bonjour Irina,
      Merci pour votre message.

      Je parles des oeufs 'Omega3' de la filière BBC car il y a des oeufs 'Omega 3' d'autres filières ou marques (ex: Columbus, Marque Repère, les filières des études internationales que je présente, etc).
      Le règlement BBC impose à l'éleveur un taux d'incorporation minimum du lin (vers 4%). C'est déjà efficace: 6 à 7 fois plus d'oméga 3 qu'un œuf habituel et un rapport ω6/ω3 entre 1 et 2.
      La littérature montre qu'on peut incorporer encore plus de lin extrudé (jusqu'à 15% d'après Scheideler, 1996) avec davantage d'omega 3 dans les œufs (si les finances le permettent: le lin coûte plus cher que le blé/maïs/tourteau de soja).
      Au delà (vers 20%), cela peut avoir des conséquences sur les performances de ponte.

      Mais la solution "basée sur les faits" à votre interrogation est extrêmement simple. Etant donné que ces œufs font allégation sur les oméga 3, il est obligatoire que la teneur en oméga 3 soit mentionnée dans le tableau de composition nutritionnelle (ou à part). Regardez et comparez. En général, on trouve la même valeur pour les oeufs "Oméga 3", BBC ou non (vers 410 mg pour 100 g).

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  11. bonjour et grand merci pour vos informations très instructives concernant la bonne consommation des œufs équilibrés en oméga 6/3. cependant je n'arrive pas à en trouver alors j'ai pris l'habitude de consommer moi même journellement des graines de lin bio(30g) que je broie journellement avant consommation afin de pallier au problème du tégument qui résiste aux sucs gastiques, mais est ce une bonne idée?
    je crois savoir que l'oméga 3 produit par la poule mangeuse de graines de lin était différent de celui que notre organisme synthétise lorsque nous ingérons nous même ces graines de lin, il s'agirait de la différence de longueur de chaîne et dans ce cas pourrait on en déduire que la consommation d'œufs "BBC" + la consommation directe de graines de lin seraient d'autant plus bénéfique?

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    1. Bonjour, merci pour votre message. Pour répondre à vos interrogations:

      1) Oui, c'est une bonne idée de consommer le lin moulu/broyé pour son absorption et donc celle de son oméga 3, l'acide alpha-linolénique (ALA).

      2) Non, les oméga 3 transformés par la poule ne sont pas différents de ceux transformés par l'homme. Ni la poule, ni l'homme ne synthétisent des oméga 3 de novo, ce n'est que le chef de file (ALA) qui est plus ou moins transformé en EPA/DHA/DPA qui ont une plus longue chaîne de carbones et des propriétés biologiques différentes.
      Suite à l'ingestion d'ALA (provenant du règne végétal comme le lin), la poule ou l'homme en transformera une petite partie en EPA/DHA/DPA qui se retrouvera dans les tissus, dans le lait maternel, les œufs. Chez l'homme, le taux de conversion est situé entre 1 et 20% selon les études et le type de population (Cf mon article à ce sujet: https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1105110502886630&id=537274883003531&substory_index=0).

      3) Donc non, sur l'aspect purement oméga 3, on ne peut pas dire qu'il est forcément plus bénéfique de consommer des oeufs qui contiennent de l'ALA, de l'EPA, du DHA et du DPA avec du lin qui contient lui de l'ALA. Puisque l'oeuf contient le même ALA. Ce même ALA qui aura le même métabolisme chez l'homme qu'il provienne des oeufs ou du lin. A soi d'atteindre les recommandations en ALA qui sont d'environ 1% de l'apport énergétique total de la journée. Toutefois, hors oméga 3, le lin a d'autres composés potentiellement bénéfiques sur la santé, dont les lignanes et les mucilages.

      Au plaisir
      Bruno

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  12. Bravo pour cet article! Passionnant et pertinent!

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  13. Excellent article qui a répondu en tout points à mes interrogations.J'ai donc troqué mes oeufs de la filière bio pour ceux de la filière Bleu Blanc Coeur après avoir fait des recherches sur ces premiers.Vous aviez raison,Merci ;-)

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  14. Super article.
    J'ai appris beaucoup de choses, et je vais reconsidérer les œufs non bio. Je mange minimum 3 œufs chaque matin, souvent encore dans la journée. Par contre je prends tous les soirs une capsule de fish oïl, et sans le savoir vraiment je pense avoir maintenu un bon taux omega6/3.
    Merci encore

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  15. Rebonjour,
    juste par curiosité, avez vous le taux de conversion chez la poule des omégas3 à partir du précurseur?
    plus utile, je me demande comment nourrir soi même ses poules au lin: il faut donc cuire les graines, mais à feu doux j'imagine, et combien de temps? Inutile je pense de les tremper auparavant: vu le mucilage produit, ce serait impossible à rincer;)
    Quid du procédé avec du colza?
    Bonne fin d'année à vous!

    Hélène

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    1. Bonjour Hélène,
      Je n'avais pas vu ce commentaire. Il me faudra un peu de temps pour y répondre.
      A bientôt !
      Bruno

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